Retour express dans les Vosges alors qu’il est tombé près de 60cm de neige rien que dans le jardin des parents. J’en profite pour passer mon samedi sur les crêtes.
9h, direction le Hohneck. De toute façon, impossible d’aller plus loin, la route n’est plus déneigée au delà.
Au fur et à mesure de la montée, la brume envahit le paysage et je me dis que ce ne sera pas une journée pour les paysages grandioses mais bel et bien pour les ambiances épurées.
Arrivé à 10h, à l’auberge sous le Hohneck, terminus de la route bordée par des murs de neige façonnés par le passage des turbines, le thermomètre indique -10°C. La brume est plus que jamais présente.
Je me prépare à monter en haut du Hohneck, 150m de dénivelé plus haut.
Certainement les 150m les plus durs de ma vie! Près d’une heure et demie pour rejoindre le sommet en naviguant dans une brume rendant la visibilité inférieure à 5m et dans une neige poudreuse de toute beauté! Malgré les raquettes, je m’enfonce régulièrement jusqu’au genoux.
Bien que connaissant le site presque par coeur, je reste très vigilant. Me dirigeant vers la col de Falimont, je sais que les corniches ne seront pas très loin. Et plus d’une fois, je me sens perdu, désorienté, n’ayant aucun point de repère dans ce blanc infini. Pour preuve, croyant arriver sur le sommet par le coté Sud-Ouest, je me retrouve face à une paire de jumelles montée sur son trépied, comme il y en a souvent pour admirer le paysage…Or, je sais que ces jumelles sont sur le versant…Est. J’ai contourné sans m’en apercevoir l’auberge pourtant imposante. Mais au milieu de ce blanc, impossible de la voir. Elle n’apparaitra face à moi, telle un fantôme surgit de nulle part, que lorsqu’en j’en serai à 10m. Un rapide tour pour constater l’étendue des dégâts et attendre le serveur sur la terrasse du bar (qui ne viendra jamais, allez savoir pourquoi?….peut être parce que c’était fermé?) et je me trouve un petit coin sympa, à l’abri du vent pour sortir le casse-dalle du sac.
La descente sera dans le même genre mais pour assurer le coup, je décide de suivre les poteaux de parc qui bordent la route qui monte à l’auberge. Quelques vertiges plus tard, dus à l’absence totale de repères, je me retrouve à la voiture avec tout de même une trentaine de photos d’ambiance, comme je les aime.
Il est 14h, je ne pensais pas avoir passé autant de temps là haut…mais quel pied j’ai pris!
En redescendant, je me suis arrêté aux Trois Fours, lieu mythique de mon enfance/adolescence où j’ai usé bon nombre de skis de fond. La brume moins présente m’a permis quelques photos, moins minimalistes cette fois.
Et pour finir, j’ai décidé de pousser jusqu’à la Grande Cascade de Tendon qui, haute de ses 32m, en impose vraiment, d’autant plus en hiver, avec ses beaux glaçons.
Et pour finir, je vous montre ma tronche, en haut du Hohneck, à l’entrée du parking dont le gabarit est limité à 1m80, comme l’indique le panneau. Ca laisse imaginer la couche de neige.
L’intégralité des photos peut être visible en suivant ce lien ou celui ci pour le mode diaporama.





















Splendides ces ambiances! Et j’ai adoré ton récit, on s’y serait cru ;)
Bonsoir Alexis
C’est magnifique, mais comme tu l’expliques fort bien dans ton récit, il faut bien connaître le coin car il est vrai qu’à ta place je ne me serais pas éloigné, c’est tout de même impressionnant.
Bravos en tout cas pour ces clichés de paysage sous la neige, c’est vraiment magique. Nous resterons tous longtemùps des gosses finalement devant un tel spectacle.
Heureusement que je n’avais pas autant de neige hier à Rambouillet, car figures toi que je me suis ramassé une gamelle d’enfer. Je tentais de faire une approche de chevreuils, et j’ai eu la bonne idée de mettre le pied dans un trou, juste sous une branche enfouie dans la neige. Le poids du sac à dos contenant avec la bouffe plus le matosà la main aidant,je me suis vite retrouvé face terre lol. Comme une anerie ne se fait jamais seule, mon épouse à fait de même. Rien de casser c’est l’essentiel et tout c’est terminé par une bonne crise de rire.
Continue de faire de belles photos comme celles-ci çà fait du bien au yeux car nous n’avons pas ce spectacle par chez nous.
Amicalement
Jacky
-10? je sors le short!, bon ok je beurre épais (t’es fan hein?)
Non mais ca fait du bien de voir des photos de la maison :)
et hein, c’est joli les vosges :)
Il faut qu’il en joue le Québecois!!!!Eh oui c’est beau les Vosges – (quand on n’est pas obligé d’aller au boulot à pied et de faire deux heures de déneigement en arrivant)
Bien vu cette série sur les crêtes, tu as bien tiré parti d’un temps qui ne se prêtais pas vraiment a la photo, en tout cas, la série du Tendon est top!!! Je suis fan, Bravo,
A bientôt,
Benjamin
Magnifique photos, surtout par un temps pareil. les photos de la cascade sont super, il va falloir que je prenne des cours pour arriver à ce niveau de perfection !
JP Guido
Merci à vous tous pour vos retours plus que positifs sur cette série.
@Coralie: Cool que mon récit t’embarque sur les crêtes…maintenant, reste à toi d’y aller vraiment!
@Jacky: des fois, c’est quand même mieux de se vautrer dans 70cm de poudreuse car même si c’est plus froid que la terre, la caillasse, en général, elle est plus loin! Et ce jour là, au Hohneck, c’était par pur plaisir que je me cassais la gueule! ;)
@Nanaud: Tu sors le short….tu s’rais tu pas en train de me niaiser, là? Mais tu as raison, les Vosges, c’est beau…mais sans les 60cm dans la cours et sur les routes, c’est encore mieux, hein les parents? ;)
@Benjamin: Merci l’ami. J’espère sincérement pouvoir ce faire une sortie là haut avec toi un de ces 4 et aller taquiner du chamois. je compte sur toi!
@Jean-Paul: Tout n’est que pratique, la perfection n’existe pas. Si jamais tu veux des conseils, n’hésite pas à me demander.
[...] posant fièrement du haut de leur million d’années. Tantôt parsemées de teintes vertes, tantôt couvertes d’un long manteau blanc, elles ne disent rien, elles vous observent. Mais sachez le, une fois que vous y avez gouté, vous [...]