Dans le cadre de la semaine de la photographie à Remiremont (88), samedi soir, se tenait une projection/conférence des Munier, père et fils. Il n’en fallait pas plus pour que je saute dans le TGV, direction mes Hautes-Vosges.
Le début de la projection étant à 20h30 et la salle n’étant pas énorme, nous avons choisi, avec Fabien, de venir en avance, afin d’avoir de bonnes places. Grand bien nous a pris! En effet, Michel Munier était déjà là, en train de batailler avec le MacBook Pro de Vincent et le vidéo-projecteur de la salle. Fabien, en tant que grand pro de l’info devant l’éternel a donc eu l’immense privilège de manipuler le Mac de Vincent Munier!….rhooo…merde, quand je dis ça, j’ai l’impression d’entendre les fans de Tokyo Hotel: « Maman, maman…il m’a touché la main…jamais plus je ne me laverai! »… Bien que le projecteur ait eu un problème de couleur, un gros manque de rouge, la projection était vraiment bien, Michel commentant chacune des photos, aussi bien sur le plan technique, artistique qu’éthique. Beaucoup de photos, du fait du thème « les Hauts de brume », étaient en quasi noir et blanc, le manque de rouge ne se faisait donc pas sentir. En revanche, c’est sûr que de voir un renard vert, ça choque un peu! Malheureusement, Vincent n’était pas là, étant sur le départ pour un voyage d’un mois en Norvège…Cela ne m’a pas empéché de faire signer mon livre « Clair de Brume » par son père, juste en dessous de la sienne, obtenue lors du festival de Montier-en-Der cette année. La frime!
Etant hébergé par Fabien, nous avons pu nous lever de bonne heure le lendemain. L’objectif du jour était l’observation d’un couple de faucons pèlerin sur la commune de Bussang.Levé donc à 7h15 pour se rendre compte que la neige a cessé de tomber dans la nuit.
Etant hésitant, en nous couchant, à aller à Bussang en pleine tempête de neige, nous voilà rassurés et content d’y aller.

Arrivés au Larcenaire à 8h15, nous avons choisi d’atteindre le site supposé par un chemin nous obligeant à traverser des pistes de ski de la petite station, encore fermée à cette heure là. Nous avons choisi de nous poser dans un bosquet, entre deux pistes pour commencer nos observations.
A peine les jumelles sur le nez, v’là t’y pas que le Fab me dit:
- « Pu……, tu vas pas me croire! »
- « Quoi? » que j’lui réponds
- « Y’a un chamois! » qu’y m’dit
- » O_O » que j’fais.
Fait est dit, il y avait un chamois à la place des faucons! Paisiblement en train de manger les quelques branches à sa portée dans le pierrier. Bon sang de bonsoir, un chamois à Bussang! Imaginez vous! de mémoire de Dubois, ça ne s’était jamais vu. Et je vous parle là de plusieurs générations!
Nous décidons du coup de nous rapprocher, les chamois étant connus pour ne pas être très farouches à conditions de ne pas y aller franco tout de même. La petite station n’étant pas encore ouverte, cela ne devait pas poser de problème de sécurité. C’était sans compter sur le gentil monsieur avec son ratrack! Après donc une bonne prise de tête et quelques insultes (je tiens à préciser que j’ai commencé par lui présenter, très poliment, toutes nos excuses, sachant très bien que nous n’avions rien à faire là). Bref. On s’en moque, parce que juste avant qu’il ne vienne nous faire ch…, j’ai pu faire quelques photos, assez lointaines, avant que le chamois ne se rentre dans la forêt suite au démarrage des tires-fesses.
Après avoir quitté les bords de pistes et enchainé quelques cascades dignes de Colt Sivers pour passer de l’autre coté des filets de protection, nous décidons de monter afin de nous approcher des roches. Nous avons ainsi crapahuté pendant 2h30, tantôt à pic, tantôt à flanc de montagne, pour finalement rejoindre l’ancienne piste de ski de fond de Rochelotte. Cela a donné lieu à de franches rigolades, à des paysages de toute beauté et à un émerveillement total. Ahhh, qu’on les aimes nos Hautes-Vosges…
C’est en rentrant à Ramonchamp que j’ai donc proposé à Fabien de co-signer les séries de photos des sorties que nous faisions ensemble. C’est assez logique quand on pense que sans lui et ses yeux de faucon (aucun jeu de mots, merci…!), nous n’aurions pas de photos de chamois. Cette série est donc signée Amann & Dubois….et ça le fait bien! Le fruit de cette association est visible en suivant ce lien.







Très agréable sortie en effet, même si l’épisode avec l’autochtone n’a pas été facile, bien qu’on ait respecté de ne pas marcher sur les pistes en toute conscience. Mais il a bien fallu qu’on traverse à un moment, et on l’a fait au plus court, il n’a retenu que ça sans vouloir comprendre. Con-sternant.
En tout cas dans parfois 80cm de neige, l’adage que je viens d’inventer se vérifie : « Sans raquettes, mouille ta quequ…. », enfin vous avez saisi le sens!
belle série en tout cas, des lumières sorties des ténébres….brrrrr
ca donne envie d’écouter « blaze in the northen sky » de darkthrone…
Très très belle série, dommage que vous n’ayez pas pu apercevoir les faucons.
Je rentre justement de Bussang avec Fabien, et nous sommes revenus brecouilles…un petit tour du coté de Larcenaire, mais sans traverser les pistes cette fois, du coup, on était trop loin du nid supposé des faucons…une prochaine fois, quand il n’y aura plus de neige.
C’est vrai qu’on les aime nos vosges et ton récit digne du grand Claude…..Vanony !!! Zut on s’est loupé car moi aussi j’étais redescendue chez Môman.
En tout cas bravo pour tous ces merveilleuses photos qui me font regretter de ne plus être sur place !!
Et puis bonne fête mon ami en passant.
Bises
Kro des Vôôôsges
Merci d’avoir pensé à ma fête, Caro! Par contre, la comparaison avec Claude Vanony…. ;)
[...] vous invite à consulter le billet d’Alex pour un récit pus détaillé de ce dimanche ;} Bussang, de l’autre côté à gauche, [...]